Coup d'état - A propos du texte ci-après sur le silence à Cana -
Cet article, écrit dans l’urgence, à l'occasion de son exposition de 1982 à Aix-en-Provence donne à la pensée du peintre un caractère immédiat et intuitif particulier dans le sens qu’il ne décrit pas un regard qui « réfléchit » mais un regard qui produit, notamment dans son travail avec le personnage du Christ dans -Les Noces de Cana- peint par Véronèse.
Cet article évoque aussi la vision de l’artiste sur son art à qui il attribue le pouvoir de couper -schize- l’humain de son langage dans un radical « coup d’œil » et l’épreuve de l’émoi ou l’interdit qui s’ensuivent, épreuve en tous cas de l’altérité, le -« coup d’état »-.
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Ces thèmes sont centraux dans les discours sur l’art comme l’est le silence dans l’épreuve artistique On trouvera des développements passionnants dans l’œuvre de Georges DIDI-HUBERMAN notamment -La peinture incarnée 1985-, -Devant l’image 1990-, -Ce que nous voyons, ce qui nous regarde 1992-, et la suite, qui rendent compte de la démarche sophistiquée qui peut être produite par le discours sur l’art.

Paris, le 5 mars 2011